Ce titre insolite pourrait paraître saugrenu quand on sait que le front se trouvait à plusieurs centaines de kilomètres de notre département.
C’est pourtant le thème du dernier livre de Gérard Ferrand qui vient de paraître aux éditions Alan Sutton. Avec la participation de collectionneurs de cartes postales et de l’association France Etats-Unis (Jérôme Danard, le président de l’association est l’auteur de la préface), nous découvrons ou re-découvrons une étonnante page d’histoire.
N’oublions pas que le 11 novembre 1918, au moment de l’armistice, 2 millions d’américains, au côté d’autres nations, auront contribué à la victoire de la France, après un conflit de 1562 jours qui se solda par plus de 9 millions de victimes.
Afin d’assurer l’approvisionnement et le ravitaillement de leurs soldats, les Etats-Unis décident de créer de vastes infrastructures reliées par un réseau de lignes de chemin de fer. La Vallée du Cher et la Sologne retiennent plus particulièrement l’attention du génie américain. En quelques mois, surgissent une usine frigorifique, des dépôts-ateliers et des aires de stockages démesurés à Gièvres et Romorantin, une scierie à Marchenoir, des hôpitaux, des camps à Saint Aignan, Noyers-sur-Cher, une présence militaire dense dans la moitié sud du département…
Ces installations vont modifier, jusqu’en 1919, les paysages, les modes de vie et les mentalités.